Le confort est un tueur silencieux. Et on ne vous l'a jamais dit.


Vous payez votre confort au prix de votre bonheur

D'ici quelques mois, j'aurais quitté ma belle maison et je serai libérée des lourdes chaines qui me lient à un confort matériel trop chèrement payé. La maison dont je parle n'est pas celle qui figure sur la photo, la mienne est plus modeste, mais le poids n'en est pas moindre. Lorsque je me remémore l'engouement du début, les désirs qui s'enchainaient les uns après les autres pour calquer le rêve à la réalité, toute cette frénésie autour d'un tas de pierres, les sacrifices financiers, l'énergie, le stress immense que cette maison a généré, je ne cesse de me dire "quelle folie, tout ça pour ça". La leçon est rude, mais l'expérience salvatrice. On ne m'y reprendra plus.

J'ai payé mon confort au prix de ma liberté

Je suis une nomade dans l'âme et l'achat d'une maison est pour moi similaire à une peine de prison à perpétuité. Un peu comme le mariage. Après 12 ans de bonne conduite, je profiterai bientôt d'une remise de peine lorsque ma maison aura trouvé de nouveaux acquéreurs. C'était son rêve à Lui, ce n'était pas le mien, mais je me suis laissée prendre au piège, et pour un temps, le piège m'a paru charmant. J'ai donc aimé ma cage et mon geôlier. Mais c'était avant, il y a bien longtemps.


Avant cela, j'ai passé des années à "l'étranger" au gré des histoires familiales, de mes professions et voyages : Russie, Chine, Angleterre, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Suisse, France. J'aime bouger et changer de lieux de vie. Pour certains, je suis instable, ou je me lasse vite ce qui est vrai, mais pour moi, la vie est déjà trop courte et le monde trop vaste pour s'attarder à un seul endroit. Chasser le naturel, il revient au galop.

Ce que le confort m'a appris et désappris

Je n'ai pas toujours vécu dans le confort, mais avec le recul, j'étais plus heureuse avant l'épisode "belle-maison-en-pierres-tout-confort" et surtout plus libre, d'agir, d'entreprendre et de voyager. Tout simplement de vivre.


Je ne fais pas l'apologie de l'inconfort, j'aime le confort mais plus à n'importe quel prix et certainement pas au prix de ma liberté, celle de réaliser mes rêves et d'atteindre mes objectifs. Autrefois, j'ai passé quelques années à errer en Chine, dans des régions où le confort était parfois moins que rudimentaire. Ceux qui ont beaucoup voyagé en Asie et en Amérique du Sud comprendront de quel confort je parle. Il faut avoir vécu dans ces conditions pour comprendre qu'en France, la notion de confort se réfère au luxe suprême pour l'autre moitié de la planète.


Bien entendu, la France a toujours ses pauvres qu'elle laissent dans la pauvreté, et ceux dans le besoin qu'elle n'aide guère, mais d'une manière générale, la qualité de vie est ici bien supérieure à celles de nombreux pays. Le concept du Produit Intérieur Brut reste toutefois très différent du Bonheur Intérieur Brut. Le Bhoutan devrait nous inspirer davantage.

Le confort rend-il heureux ?

Quand j'observe le confort dont je profite actuellement, quand j'admire les belles propriétés de la Côte d'Azur où je vis, avec leurs beaux jardins toujours verts et foisonnant de fleurs, leurs piscines plus bleues que le bleu du ciel, les yachts immaculés, les mamans conduisant leurs enfants au volant des "SUV" achetés cash ou à crédit, dans des écoles très chères qui font exploser le budget des ménages, mais standing oblige, les voyages au bout du monde pour quelques milliers d'€uros, je me dis que"tout est bien pour eux dans le meilleur de leur monde".


Mais les apparences ne sont que ce qu'elles sont : de trompeuses apparences. Qu'arrive-t-il quand la machine s'emballe et que les circonstances de la vie changent la donne ? Comment nous adapterons-nous au nouveau script qui nous est imposé et au décor qui l'accompagne ? Si nous pouvons tout perdre sans y laisser notre peau, c'est que nous avons développé une forte capacité de détachement et de résilience. C'est la leçon "douce".


D'autres n'oseront même pas imaginer un tel scénario. Sauf si la vie les confronte au pire et qu'ils n'ont d'autre choix que de s'adapter. Là, c'est la leçon "dure".


Apprendre à trouver le bonheur "ici et maintenant" quand on a tout perdu, c'est le vrai confort, celui que nous trouverons au-dedans de nous-mêmes. Nous devenons bien partout, quelles que soient les circonstances. Notre bonheur ne dépend plus du scénario ni du décor.

Le prix du confort est souvent lourd à porter.

Pour la plupart, le constat est affligeant. Ces mêmes personnes frappent souvent aux portes des psychologues, avalent des pilules bleues pour voir la vie en rose et ne savent plus où déposer leur mal-être. Certains s'adonnent au réconfort de l'alcool ou des drogues, la plupart s'usent dans des emplois qu'ils abhorent pour payer des crédits qui hypothèquent leurs vies jusqu'au jour de leur retraite, s'ils y arrivent, et si leur santé le permet. Tout cela au nom de l'image du confort véhiculé par la société.


Il est fort probable, qu'au moins une fois dans notre existence, nous cédions aux sirènes du confort. Pour certains, quand son poids devient trop lourd à porter, il leur faut trouver un réconfort au confort. Le confort, comme l'argent qui le paie, ne font pas le bonheur. Ils contribuent au bien-être qu'il ne faut pas confondre avec le bonheur.

L'Envers du Paradis

Ces "heureux du monde" me font penser au roman de F. Scott Fitzgerald Les Heureux et les Damnés qui raconte l'histoire d'un jeune homme de la haute société, héritier potentiel de la fortune d'un nabab, les péripéties de ses relations, des aléas de sa fortune et de son mal de vivre… l'ensemble traçant un portrait de l'élite new-yorkaise aux débuts de l'Ère du Jazz. Notre élite, qui n'en est pas vraiment une, est nettement moins éblouissante que celle décrite dans le livre, mais tout aussi imperméable à ce qui n'est pas son confort. La chute, la faillite, réside justement dans la perte de ce confort.


Ici, il ne faut pas croire que les "Damnés" sont les pauvres français en déshérence, mais plutôt ceux qui comme Vous et moi vivons dans le confort et en profitons, sachant que le confort nous tient confortables mais aussi prisonniers. Et de diverses et insidieuses manières.

Le confort peut être un tueur silencieux. Il peut aussi nous détourner d'expériences de vie qui nous seraient profitables. Le confort est le plus grand voleur de bonheur authentique qu'il m'a été donné d'observer et de vivre. Pourtant, il n'y a rien de mauvais dans le confort. Il n'y a pas de mal à posséder une belle maison, une voiture de sport ou un chalet en montagne. Rien de mal non plus à profiter d'immenses canapés pour y regarder un film sur un plasma géant. C'est même très agréable. Mais ça ne remplit pas une vie.


Le problème viendrait plutôt que nous sommes rapidement "accros" au confort. Nous devenons alors les Damnés de Fitzgerald. C'est dans l'accoutumance que réside le Hic. Le confort est semblable à l'addiction à l'alcool. Il enivre et finit par vous faire couper les jambes et vous tuer à petit feu.

Les mauvais tours que nous joue le confort

Je ne dis pas qu'il faut diaboliser le confort et les personnes qui en profitent. Le confort est aussi un trait d'évolution de la race humaine. Prendre sa douche dans une salle de bain par -16° est infiniment plus agréable que de casser la glace, la faire fondre sur un vieux poêle fumant et se laver dans une bassine. Je dis seulement que le confort nous influence par des moyens sournois qui nous détournent de l'essentiel.


Des études sociologiques démontrent que le confort dans lequel vivent les sociétés dites "développées" et "industrialisées", contribue à distendre les liens sociaux. Les gens "confortables" développent une tendance au repli sur soi, le "on n'est bien que chez nous". Pourquoi aurais-je besoin de mon voisin alors que j'ai tout à la maison ?". Voilà en substance, la réflexion consciente ou non, des cultures bénéficiant du confort. Le confort nous rend moins dépendant des autres au détriment des liens sociaux.


Dans les pays d'Asie, les régions reculées de Russie et en Amérique Latine, il n'est pas rare de compter sur ses voisins tant le tissu social est étroitement intriqué, tout aussi bien dans les relations d'affaires, l'outil de jardin ou juste un coup de main pour refaire le toit de sa maison. L'esprit d'entraide et de partage sont les caractéristiques de ces cultures. Lorsque nous quittons ces régions du monde et que l'on revient dans nos pays dits "civilisés", que nous retrouvons l'indifférence générale où tout le monde s'ignore, où toquer à la porte du voisin vaut presque une déclaration de guerre, nous réalisons que l'entraide et le partage sont deux ingrédients très importants contribuant au bonheur. Ceux qui ont voyagé dans ces pays sont tous frappés de la qualité des relations humaines, inversement proportionnelle à la richesse et au confort locaux. Je me souviens de la générosité, de l’entraide, de la gaieté et du sourire

quasi perpétuel du peuple bolivien dont le niveau de vie est l'un des plus bas au monde. Je n'ai jamais vu autant de gens souriants et solidaires que dans les pays aux faibles revenus.


Dans ces pays, le meilleur moyen de vous faire un ami, est de lui demander "une faveur" et le meilleur moyen de vous faire un ennemi, est de refuser de la recevoir. Ici, demander de l'aide est une faiblesse et vous êtes déjà suspect avant avant même d'avoir formuler la demande. Demander l'heure à un passant, il craint que vous lui voliez son téléphone portable. En Bolivie, vous trouverez peu de téléphones portables et pas souvent des montres, mais le passant vous offrira un sourire éclatant, peut être édenté, mais il vous donnera l'heure en regardant le soleil. Seulement en Bolivie, on ne pense plus trop au temps qui passe.


Pourtant je connais dans mon entourage, nombre de personnes toujours disposées à apporter de l'aide, sans arrière pensée. Ils sont heureux d'aider et je suis heureuse de retourner mon aide quand l'occasion se présente. Nous sommes tous heureux de savoir que nous pouvons être utiles les uns aux autres, que nous pouvons compter sur notre petite communauté et c'est justement ce que le confort égoïste peut nous faire oublier.

Le confort nous isole des autres

Pour garder ce lien à soi et aux autres, la solution réside à demander de l'aide quand nous en avons besoin. Que ce soit au voisin, à l'ami, au parent ou au passant. Une attitude courante est de se réfugier dans "je me moque des autres et je n'ai pas besoin d'eux". C'est oublier que nous sommes tous interdépendants.

Le confort isole les enfants

Une autre observation concerne les enfants. Ceux que j'ai eu la chance de côtoyer en Amérique Latine et en Chine, je les voyais courir en tous sens, souvent barbouillés et portant des vêtements usés, nourris de la même bouillie de maïs ou de riz, mais toujours joyeux et rieurs. Leur joie de vivre était extraordinaire et communicative. J'ai ressenti des bouffées de bonheur intense dans ces pays comme nulle autre part ailleurs, et certainement pas dans le village où je vis en Provence. Ces enfants jouaient avec des jouets, quant ils en avaient, fabriqués de bric et de broc, ou de vieux pneus ou encore de vieilles boîtes de conserve toutes cabossées mais ils étaient heureux. Et cela se voyait. Ils parcouraient sans rechigner et presque quotidiennement de longues distances pour rejoindre, quelques heures durant, une école sans confort construite dans un lieu improbable. Quel immense fossé entre ces cultures et la nôtre !

Le confort que nous nous accordons rend-il nos enfants plus heureux ?

Pas sûr. Oui, ce confort leur assure un environnement propre et sécuritaire mais souvent il y manque l'essentiel. Le confort que nous offrons est souvent un palliatif à une présence que nous ne pouvons leur offrir, justement parce que nous devons travailler dur pour nous offrir ce confort.


Selon vous, qui développera le plus de résistance et de ténacité quand ces enfants deviendront adultes ? Les gosses qui courent dans les rues de Manille s'amusant avec trois fois rien, qui savent s'occuper d'eux-mêmes ? ou les gamins qui ne sont jamais sortis des jupes de leur mère, laquelle n'a jamais osé les laisser à l'arrêt de bus de peur qu'ils attrapent un rhume ces pauvres petits ? Je vous laisse débattre sur le sujet et vous invite à faire un tour du côté des écoles.


Pour ma part, et puisque je vis dans un pays "développé", offrant des opportunités de vie plus confortable, j'en profite avec reconnaissance. Cependant, mes expériences m'ont décillée les yeux. Ce n'est pas si facile d'abandonner le confort mais s'accrocher aux situations et aux biens représente une entrave à notre réalisation, surtout pour ceux qui ne se contentent pas de posséder mais qui souhaitent aller au-delà de ce que le monde matériel peut offrir.

Confort temporaire ou confort durable

Le confort temporaire se matérialise par les biens matériels. Ils peuvent être acquis rapidement et perdus tout aussi vite. Motto : Toujours plus, toujours plus ...


Le confort durable se manifeste par ce que j'appelle les "biens de l'esprit" : la sérénité, la joie de vivre, le savoir, l'amour, l'amitié. Ils prennent plus de temps à acquérir mais ils se conservent à vie. Motto : J'ai assez ... je suis heureux et reconnaissant de ce que je possède. Si j'ai plus, c'est bien, sinon c'est bien aussi.

Le confort ne devrait pas nous corrompre

En profiter est une bonne chose, devenir son esclave nous mène en enfer.


Alors seriez-vous prêts à tout lâcher pour vivre une expérience de vie au bout du monde ? Seriez-vous prêts à sortir de votre zone de confort et vous débarrasser d'une grande partie de vos biens pour devenir peintre, sculpteur, ou réaliser toute autre ambition ? Pouvez-vous envisager de lâcher une position sociale élevée, le confort d'une belle propriété, des comptes en banque bien garnis pour vivre une nouvelle aventure de vie ?


J'ai appris que pour voyager loin, il faut voyager léger. Les bagages deviennent très vite trop lourds et encombrants. Il faut parfois accepter de se lester d'un confort matériel, parfois très relatif, au profit de notre bonheur intérieur. Nous ne pourrons pas nager dans l'océan de la vie avec des semelles de plomb. Le plomb nous fera couler.


Pour clore ce chapitre, je dirais que le confort peut nous faire perdre une chose des plus importantes, le contact avec ce qui pourrait constituer le vrai bonheur : le contact avec les Autres.


Katja Hanska

Droits réservés 2020


Katja Hanska est formatrice et thérapeute spécialisée

dans l'Aide et l'Accompagnement par les Modèles Quantiques de Guérison,

d’Éveil & de Développement Personnel

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Téléphone : 06 19 63 91 46

E-mail katja@keera-arkana.com

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