Les Origines de la Médecine Énergétique


Je trouve en l'homme un univers en miniature.

Je trouve en la matière, le mouvement et l'esprit.

A. T. Still


Pourquoi la Médecine moderne néglige-t-elle la plupart des principes fondamentaux des médecines ancestrales de quasiment toutes les cultures et traditions du monde ? Quelles sont les enseignements recueillis de ces médecines dont certaines ont été utilisées avec succès par des centaines de millions de personnes dans les régions des plus peuplées du monde à celles des plus reculées, pendant de nombreux siècles ? Pourquoi la Médecine Occidentale (Western Medicine) évite-t-elle toute considération, autre que superficielle, sur la manière dont l'énergie se mobilise au sein des choses vivantes et des phénomènes, et rabaisse-t-elle la dimension spirituelle de découvertes médicales faites dans d’autres parties du monde et à d’autres époques ?


Ce second volet, en deux parties, complète le dossier dédié à La Médecine Énergétique, et expose dans sa seconde partie, la dimension spirituelle de la Guérison à Distance, sujet traité dans l'article Thérapie sans contact : la Guérison à Distance. Les preuves scientifiques. Ici, le Lecteur est invité à considérer de riches sources de savoirs relatifs aux pratiques primitives de guérison, de sagesse, de philosophie et de spiritualité, dans leur acception la plus noble, ayant éclairé les peuples au travers les âges, et qui sont incorporées au sein des différentes écoles regroupées sous la dénomination de Médecine Énergétique. Les pratiques qui ont incorporé cette sagesse millénaire sont particulièrement prometteuses pour résoudre des problèmes pour lesquels la science médicale occidentale est inopérante. Plus encore, nous découvrons rétrospectivement que nombre de Guérisseurs considérés par leurs contemporains comme des charlatans sont en fait à l'origine de pratiques de guérison parmi les plus importantes de l'histoire de la Médecine Énergétique.


Idées et pratiques anciennes et nouvelles se focalisent aujourd'hui sur les Médecines Alternatives, telle l'Acupuncture, la Pharmacopée chinoise et tibétaine, l'Ayurvéda (Médecine Traditionnelle Indienne). Parmi ces pratiques figurent la Guérison par l'imposition des mains et la Guérison à Distance, discipline encore controversée de la Médecine Énergétique.

Les Origines de la Médecine Énergétique

Chaque culture humaine possède ses mythes rapportant la "chute" depuis un Âge d'Or originel de paix et de bien-être, le fameux "Jardin d'Éden", vers le "mal" manifesté par la maladie, la dégénérescence, et la mort. La nostalgie d'un retour au "Paradis" où la maladie et la mort sont abolies a hanté l'esprit humain depuis des temps immémoriaux. Pour "survivre" au mal, et pour en comprendre le sens, l'Homme a dû établir un contact avec les forces, (les "Esprits") de la Terre, du Ciel, de l'Univers. L'Homme a donc transcendé son existence physique en captant d'abord l'essence, puis l'esprit, de ce qui constituait son environnement. Enfin, par un long cheminement spirituel, l'Homme est arrivé à ce qu'on appelle communément l'Illumination.


Le Philosophe Japonais, Yasuhiko Genku Kimura, dans son essai intitulé "Le Troisième âge de l'illumination"[i], fait référence à trois périodes principales :

- L'Illumination spirituelle des Anciens Maîtres de Sagesse,

- L'Illumination scientifique de la révolution industrielle (Âge des Lumières),

- La convergence de l'Illumination spirituelle et scientifique qui se produit actuellement.


Yasuhiko Genku Kimura étend cette perspective sur la base de son étude approfondie de l'évolution de la connaissance et de la conscience : le premier Âge des Lumières imprègne l'histoire du monde et s'exprime dans le Langage, l'Art et la Musique. Certains, comme Aldous Huxley, s'y référait comme à la "philosophie éternelle", Ken Wilber comme à la "profonde philosophie ", et Herbert V. Günther comme à la "conscience originelle".


Pour apprécier ces idées, il nous faut comprendre l'Illumination spirituelle des Anciens Maîtres de Sagesse. Quels étaient leurs enseignements, leur médecine, où pouvons-nous les découvrir, et quel intérêt cela présente-t-il aujourd'hui ? Pour y répondre, considérons les Médecines Ayurvédique, Védique et Yoguique qui sont probablement, avec le Shamanisme sur lequel je reviendrai plus loin, les systèmes les plus anciens développés sur des dizaines de milliers d'années, voire plus. Pour la plupart, ces médecines ont survécu sous la forme de recueils poétiques rédigés en sanskrit, qui peuvent être mémorisés, chantés, psalmodiés. La Médecine Védique a probablement synthétisé des concepts provenant de toute l'Asie et du Moyen-Orient, et peut-être de certaines parties de l'Europe, le sanskrit étant la langue des sciences premières.


Notre Médecine Occidentale est elle-même issue de la Médecine Védique, puisqu'elle dérive des traditions médicales grecques et islamiques, toutes possèdent des racines ayurvédiques. Déjà à cette époque, des guérisons miraculeuses, locales ou à distance, sont rapportées dans ces textes anciens issus de toutes les parties du monde et de la Bible. Certains textes érudits affirment que Jésus a passé quelques années en Inde et fut inspiré par la religion bouddhique. Jésus pratiquait la guérison "par imposition des mains" et elle est toujours pratiquée aujourd'hui dans certaines églises de par le monde. Par ailleurs, il existe de nombreuses similitudes entre cette méthode et certaines techniques d'origine shamanique plus récentes telle que le Reiki et la guérison à distance, le toucher thérapeutique (Therapeutic Touch), le toucher guérisseur, le rééquilibrage et l'harmonisation des corps énergétiques, et la thérapie par la polarité.


Une source de connaissance antique peut être trouvée dans les ouvrages du Professeur Herbert V. Gûnther cité plus haut, l'un des plus grands spécialistes du Bouddhisme de notre époque. Alors qu'il vivait en Inde, où il a rencontré de nombreux Lamas et Maîtres tibétains et mongols éminents, notamment le Dalaï Lama, il a recopié les enseignements de Dzogchen en anglais. Il a d'ailleurs publié de nombreux ouvrages et articles avec des traductions et des interprétations des enseignements des grands Lamas. Ces textes et d'autres qui leur sont liés mettent l'accent sur la nature de la conscience et les pratiques méditatives qui augmentent notre conscience personnelle et impersonnelle, outils similaires à ceux enseignés aujourd'hui dans de nombreuses écoles de Médecine Énergétique.


Selon le Bouddhisme tibétain, le Dzogchen désigne l'état naturel ou primordial de l'esprit, et les enseignements et pratiques conduisant à une expérience de cet état. Le Dzogchen ou "Grande Perfection" est considéré comme le chemin le plus élevé et le plus décisif vers l'Illumination. Le Dzogchen enseigne que la nature ultime de tous les êtres sensibles est pure et primordiale conscience, englobant toute chose, ou conscience éternelle se produisant naturellement. Notre nature est comme un miroir qui reflète toutes les choses avec une ouverture complète, sans être affecté par les reflets, ou comme une boule de cristal qui reflète la couleur de la surface sur laquelle elle est posée, sans que sa nature en soit changée pour autant.

Premières utilisations thérapeutiques de la Médecine Énergétique

Les toutes premières utilisations thérapeutiques connues de l'électricité datent de 2750 av. J-C. : il s'agissait d'exposer des Patients à des chocs produits par des anguilles électriques (Electrophorus electricus). L'anguille électrique présente la particularité de posséder des organes électriques (plaque électrique) dans sa partie postérieure. Ces derniers peuvent atteindre 80 % de sa masse. Elle est capable d'envoyer des décharges électriques d'une tension allant de 50 millivolts à 860 volts, le champ électrique est d'environ 200 V par 30 cm qui peuvent paralyser un cheval (susceptible de se noyer), ou tuer un être humain par électrocution. C'est dire que la méthode était quelque peu risquée.


Un autre utilisation relatée par le Mathématicien grec Thalès vers 400 av. J-C., consistait à frotter de l'ambre pour produire de l'électricité statique, considérée thérapeutique. D'autres formes de thérapies par l'utilisation d'aimants sont sans doute plus anciennes. Dans une mine africaine vieille de plus de 100 000 ans, il a été découvert du minerai ferreux rouge aux propriétés thérapeutiques, le jaspe sanguin, également utilisé à des fins cérémonielles depuis des temps très anciens. La magnétique, un aimant naturel, était utilisée en thérapeutique par les anciens Égyptiens, les Chinois et plus tard par les Grecs.


L'Acupuncture, discipline majeure de la Médecine Classique Chinoise, connait une histoire attestée par des sources écrites remontant à plus de 2 000 ans, mais elle est probablement beaucoup plus ancienne puisqu'il a été découvert des aiguilles de pierre datées de l'âge de pierre, ainsi que des pierres coupantes et des outils taillés pour percer et drainer les abcès.


C'est en 1766 que Franz Anton Mesmer publie son mémoire doctoral (De l'influence des planètes sur le corps humain) qui discutait de l'influence du soleil, de la lune et des planètes sur le corps humain et les maladies. Contrairement à ce qui apparait, il ne s'agit pas d'un traité d'Astrologie puisque l'auteur se fonde sur la théorie des marées d'Isaac Newton. C'est encore Mesmer qui commença à utiliser les aimants en thérapeutique. Il est relaté que juste avant le déclenchement d'une "crise de guérison" ou catharsis, ses Patients avaient souvent la sensation que leur corps était parcouru "d'étranges courants". C'est ainsi que Mesmer découvrit qu'il pouvait produire le même phénomène sans recourir aux aimants, tout simplement en passant les mains à distance des corps des Patients. Il publia alors son "Mémoire sur la découverte du magnétisme animal" (Mesmer, 1948) et ses observations portaient sur ce qu'il ressentait comme étant une attraction ou une répulsion autour du corps, effets similaires à ce qui est obtenu par la manipulation d'aimants.


La "crise de guérison" est un principe important des Médecines Alternatives/Holistiques. La pensée médicale occidentale et les Patients cherchent un résultat immédiat, "tout faire" et "tout de suite" pour que le symptôme disparaisse. La disparition des symptômes est assimilée à l'élimination de la maladie ou du trouble. Or, une maladie ne survient pas sans cause, et les symptômes ne sont pas les causes. Ils sont un signal envoyé par le corps indiquant l'existence d'un déséquilibre. Ils sont le signe que le corps tente de se guérir par lui-même. Lorsque les symptômes sont traités, le Patient se sent mieux pendant un certain temps, mais les causes sous-jacentes demeurent, et le Patient risque de développer ultérieurement un trouble plus sérieux. Ainsi, la plus grande nocivité du traitement par médication ne tient pas tant à la toxicité et aux effets secondaires du produit, qu'à la suppression de l'effet. Par exemple, un symptôme tel que la démangeaison indique que le corps réagit à un problème plus profond. Si la démangeaison est traitée, elle peut disparaître, mais alors un autre problème peut survenir, par exemple, une diarrhée chronique. Si, seule la diarrhée est jugulée, l'étape suivante pourra être une maladie hépatite. Tel est le prix élevé et non reconnu que "paient" les Patients pour une rapide guérison, pour la piqûre ou la pilule qui semble faire disparaître le problème si rapidement. L'Homéopathie a conscience que c'est là un problème particulièrement fréquent dans la Médecine Conventionnelle Occidentale. Elle envisage la "crise de guérison" comme un signe positif. La "crise" survient lorsque le corps se détoxifie trop rapidement, et que les toxines sont libérées trop vite pour que l'organisme puisse les éliminer. Une "crise de guérison" peut être la conséquence de toute thérapie holistique/alternative/naturelle, telle que l'Homéopathie, la Naturopathie, pratique de travail corporel, thérapie par le mouvement, Acupuncture, etc. Les Praticiens de Médecines Alternatives apprennent à reconnaître la réaction et à soutenir le Patient en lui proposant de boire beaucoup d'eau, de se reposer et parfois, selon les cas, de suppléer par des compléments alimentaires qui permettent de soutenir les systèmes immunitaire et lymphatique. L'Homéopathie, ainsi que certaines disciplines manuelles de Médecine Énergétique reconnaissent également qu'il peut être nécessaire de "re-vivre" chaque maladie ou traumatisme que le corps a subi, et qui l'ont amené à son état actuel. Ce "processus inverse" est courant dans bon nombre de thérapies alternatives. Lorsqu'il survient en travail corporel, il est évoqué sous le nom de "libération".


À l'image de la tradition thérapeutique chinoise, Mesmer envisageait la santé comme la libre circulation du "processus de vie" à travers des milliers de canaux existant dans le corps humain, (le système des méridiens en MCC et MTC). Selon lui, la maladie survenait en raison d'obstacles à cette circulation. Surmonter les obstacles et rétablir un flux harmonieux rétablissait la santé, et si la Nature échouait à le faire spontanément, le contact avec un conducteur de "magnétisme animal" était le meilleur remède. Là encore, ces concepts se rapprochent beaucoup de l'Acupuncture et de nombreuses autres thérapies énergétiques.


La communauté scientifique de son époque a souvent tourné Mesmer au ridicule et ne l'a pas épargné : intimidation, menaces, diffamation, calomnies, ont été son lot pendant de longues années. Il faut dire, pour la petite histoire, que le comportement et l'extravagance du personnage ne plaidaient pas en faveur de son sérieux scientifique : souvent habillé d'un peignoir brodé de symboles alchimiques rosicruciens, il avait coutume de rôder dans des pièces sombres au son d'un harmonica de verre, et encourageait activement ses "clients" à se vautrer dans leurs crises convulsive. Cela ne devait pas plaire à tout le monde...


En 1784, Benjamin Franklin et Antoine de Lavoisier furent nommés par Louis XVI, au sein d'une commission scientifique avec pour objectif d'enquêter sur les méthodes de Mesmer. Si la commission admit que quelques guérisons s'étaient réellement produites, elle jugeait "philosophiquement inacceptable" l'idée d'émanations magnétiques. Heureusement, Franklin était lui-même convaincu que l'électricité était un "fluide très subtil" et Lavoisier admettait que la chaleur l'était aussi. À l'évidence, les travaux de Mesmer ont précédé notre compréhension du magnétisme et de l'électricité d'une cinquantaine d'années. Franklin et Lavoisier (ce dernier considéré comme étant le père de la Chimie moderne) furent tous deux de grands pionniers de la Science, ils étaient largement respectés. Peut-être ne se pavanaient-ils pas en robe de chambre brodée… toujours est-il que malgré leur réputation respective, ils ne pouvaient pas savoir ce que nous savons aujourd'hui, c'est à dire que le mouvement d'aimants près du corps d'une personne induit des flux de micro courants au sein des tissus, et que certains Patients peuvent les ressentir.


La méthode Mesmer ressemble fort à la pratique d'imposition des mains utilisée par Jésus et d'autres figures religieuses, tout comme les méthodes plus récentes déjà mentionnées. Mesmer est également crédité de la découverte de l'Hypnotisme, ce qui, il faut le reconnaître, cadre bien avec le personnage. À l'origine appelé le Mesmérisme, terme auquel James Braid, Chirurgien écossais connu pour ses travaux sur l'Hypnose pour obtenir l'anesthésie des Patients lors des interventions chirurgicales, substitua celui d'Hypnotisme.

Controverses & Scepticisme

Toute nouvelle découverte n'existe pas sans son pendant, la controverse. Et la Science connaît beaucoup de controverses. De tout temps, les forces puissantes et invisibles de l'univers ont suscité la peur. C'est à ce titre que les Shamans et autres personnalités spirituelles ou religieuses détenaient leur autorité et leur pouvoir. Ils avaient développé des capacités à "percevoir" l'indicible, à "capter" les messages de l'invisible, à "expliquer " l'inexplicable, à "prédire" les évènements célestes, à "calmer" ou "effrayer" les gens, leurs meilleurs pouvoirs étant de réaliser des "guérisons". N'est pas Shaman qui veut, mais par bien des aspects, la Science est un autre moyen de "voir" et "d'expliquer" ce qui est normalement caché à notre vue. Pour les Biologistes, la relation entre les champs d'énergie et la vie a été l'objet de controverses particulièrement âpres et continues pendant plus de 400 ans. La bataille concerne un désaccord fondamental relativement à la nature de la vie.


Malgré leur rigueur scientifique et peut-être justement à cause des "miracles" que certains pionniers de la Science ont réalisés, leur communauté n'a pas manqué d'en considérer quelques-uns comme des fous. C'est arrivé à Harvey, à qui l'on doit la découverte de la circulation sanguine, et à Lister qui a découvert l'antisepsie. Néanmoins, et ceci en dépit de la critique, du scepticisme et de l'incrédulité, les méthodes créées par ces infatigables chercheurs ont été aujourd'hui peaufinées et produisent des résultats reproductibles. L'équipement de laboratoire ou médical utilise des énergies subtiles qui ne sont pas encore complètement comprises, et les énergies impliquées sont infinitésimales comme en Homéopathie. Par conséquent, cela ne signifie pas que les concepts encore inexpliqués doivent être rejetés, car l'histoire de la médecine nous apprend que ce qui apparait à une génération comme étant une hérésie peut devenir un concept dominant pour la suivante.


Le cas le plus tragique de scepticisme, cause de nombreux décès à Vienne dans le milieu des années 1800, est l'histoire de Semmelweis. Ignace Philippe Semmelweis tenta de présenter un concept médical totalement nouveau, et pas des moindres : le lavement des mains, ceci afin de protéger les Parturientes d'une force tueuse et invisible, la bactérie. Rappelons au passage que cela fait à peine un siècle qu'une femme peut, sans trop risquer sa vie, mettre un enfant au monde. La fièvre puerpérale a décimé des générations de femmes depuis l'Antiquité jusqu'à la mise en pratique, à la fin du XIXe siècle, des pratiques antiseptiques.


Lorsque Semmelweis proposa aux Obstétriciens de se laver les mains avant de faire naître les bébés, il y eut des cris et des gesticulations. L'idée fut considérée comme une absurdité, voire une hérésie. Dès lors, fut introduit un nouveau et invisible facteur à l'œuvre dans la thérapeutique appelé aujourd'hui "infection". À l'époque, la théorie des maladies microbiennes n'avait pas encore été formulée.


Pour apporter la preuve de qu'il avançait, Semmelweis recourut à une expérimentation fort simple : pendant une année, les sages-femmes d'une salle d'accouchement avaient pour consigne de se laver les mains selon un lourd protocole (pour l'époque) prôné par Semmelweis. Le lavage des mains devait durer au moins cinq minutes en utilisant une solution à base de chlore qui pouvait être irritante, et qui l'était certainement.


Dans l'autre salle, les Obstétriciens se cantonnaient à leurs habitudes "de ne pas se salir les mains en se les lavant". Après une année, les résultats étaient probants, au moins du côté des mains lavées car la mortalité par la fièvre puerpérale diminua de 100%, mais comme on pouvait s'y attendre du côté des Obstétriciens aux mains sales, ceux-là mêmes qui réfutaient l'évidence, les jeunes et les moins jeunes mamans se mourraient en quelques jours. Septiques et rebels à l'aseptique, les Médecins ne purent accepter la conclusion qu'il existait un facteur létal rampant dans les salles d'hôpital, qu'ils participaient eux-mêmes à répandre ce fléau quotidiennement par leur manque d'hygiène, et qui aurait pu être éradiqué par le lavage des mains.


Ainsi Mesdames, vous qui mettez des enfants au monde et qui, heureusement, ne mourrez pas en couche, ayez une pensée émue et remerciez Semmelweis de vous avoir sauvé la vie et celle de votre nouveau-né. Le pauvre homme fut vilipendé et accusé de maladie mentale. Il fut interné dans un asile de fous, et battu à mort par ses gardiens. Il succomba à ses blessures. Ainsi s'est terminé le destin tragique d'un visionnaire dont le travail acharné a sauvé des millions de vies humaines.

Les grands noms de l'Énergétique

Parmi les concepts les plus importants utilisés dans les thérapies alternatives et complémentaires modernes, certains sont attribués à Andrew Taylor Still, père fondateur de l'Ostéopathie. Still avait reçu une forte éducation spirituelle. Il fut probablement inspiré et influencé par les Guérisseurs amérindiens alors qu'il vivait parmi eux avec les premiers colons du Kansas. Il concevait une profonde aversion pour les médicaments qui avaient déclenché chez lui de nombreux effets indésirables. Les gens ne parvenaient pas comprendre ses manipulations et les remarquables résultats qu'elles produisaient.


Une des figures marquantes de la lignée de Still a été William Garner Sutherland. Étudiant de Still entre 1898 et 1900, et dont il reçut son diplôme d'Ostéopathie, Sutherland fit sienne la suggestion de Still de "creuser plus profond" et étendre les principes ostéopathiques à la sphère crânienne, ce qui conduisit à la découverte de ce qu'il appela plus tard le "mécanisme respiratoire primaire". Palmer et sa lignée ont établi la Chiropraxie ; Randolph Stone a développé la thérapie par la polarité[ii]. Ce dernier, étudiant boulimique, devint Docteur en Ostéopathie, Docteur en Chiropraxie et Docteur en Naturopathie. Il visita le monde à la recherche de nouveaux horizons thérapeutiques émanant d'autres traditions et d'autres cultures. Comme les Shamans dont il partage le motto : "Peu importe ce qui marche, si ça marche". J'ajouterais que l'essentiel est de guérir, peu importe comment, du moment que "ça marche".


C'est avec ces personnages créatifs et visionnaires – Mesmer, Still, Sutherland, Palmer et sa lignée, Stone – que se termine cette première partie de notre étude. Ils eurent tous de profondes intuitions. Leurs découvertes et leurs expériences dans le domaine de l'énergétique ont marqué de leurs influences les pratiques de soins énergétiques d'aujourd'hui.


L'histoire se poursuit dans la deuxième partie consacrée à la dimension spirituelle de la Guérison à Distance, objet d'un précédent article que vous retrouverez ici "Thérapie sans contact : la Guérison à Distance. Les preuves scientifiques".


Katja Hanska


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[i] Yasuhiko Genku Kimura, "The third Enlightment". [ii] Thérapie de la Polarité : Basée sur un rééquilibrage global des courants d’énergie dans le corps, la thérapie de la polarité permet le rétablissement des polarités, en apportant détente, élimination des douleurs, et rétablissement de l’énergie vitale qui circule en chacun, affaiblie et bloquée par des tensions. La polarité relance les énergies dans la globalité permettant une mieux être de la personne tant au niveau physique qu’émotionnel


Ressources documentaires

The Body Talk, Veltheim et Muiznieks, 2011

The Healing Hand. Man and Wound in the Ancient World, Pr. Guido Majno, Harvard, 1975

Advances : The Journal of Mind/Body/Health, David Spiegel, The Fetzer Institute, Kalamazoo, MI, 1991

Journal of Scientific Exploration, Robert G. Jahn, Brenda J. Dunne, Roger D. Nelson, Stanfort University, CA, 1987

The Perrenial Philosophy, Aldous Huxley, 1944

"Energy Medicine: the scientific basis", Oschman J.L., Elsevier Ltd, 2016

"Mechanism of interaction between electromagnetic fields and living organisms", Popp F.A., Science in China, 2000

"Imagination and healing", Sheikh A.A., Farmingdale, NY Bayood

 
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