Ce que mon divorce et mes avocats m'ont enseignée...

Mis à jour : févr 20



... Une leçon que j'avais besoin d'apprendre

Nous nous tenons par la main et considérons notre jardin et les arbres qu'il faudrait tailler. Mon époux, Capitaine de Yacht, beau blond aux yeux bleus à la peau dorée par le soleil, de quelques années mon cadet, se lamente du peu de temps dont il dispose. Il aimerait tant s'occuper de moi, des chiens et du jardin. Son travail lui pèse, dit-il en me prenant dans ses bras... Cette scène s'est déroulée le 13 Août 2017 aux alentours de midi.


A 13h10 de cette même journée, cet homme m'assène brutalement, alors qu'il m'offre une coupe de champagne, "tu sais Katja, en ce moment, j'ai envie de sauter sur tout ce qui bouge". Et le voilà me déclarant "être très attiré par une personne qui est également très attirée par lui" ... Et j'ai pensé "nous y voilà". Il ne lui a fallu que quelques minutes pour m'avouer que l'objet de ses pensées n'était plus son épouse mais sa stewardess, une russe qui le lorgnait depuis quelques mois. Ce que ma fille et moi soupçonnions depuis un moment.


Boom ! Boom ! BooM ! BoOM ! BOOM ! BOOM !


Les patrons filent avec la secrétaire, les pères avec la baby-sitter, les capitaines virent de bord avec la stewardess. Rien de neuf sous le soleil. Sea, Sex and Run.


Pour lui, la croisière s'amuse, pour moi, vogue la galère !


Stupeur et tremblements. Je me souviens du froid glacial qui m'a alors étreint, la sensation de me vider de mon sang.  Qu'ai-je dit ? Pars et ne reviens plus, un goût de cendre dans la bouche. Sonnée. A 13h20, il avait repris la route de Gènes en Italie, pour retrouver sa nouvelle passion. Sa facture de téléphone à montrer qu'il l'a appelée à 13H25, aussitôt que le réseau mobile le lui a permis.


J'ai commencé à réagir. J'ai pleuré, j'ai hurlé,


Le propos n'est pas ici de décrire la violence du chagrin, voire l'anéantissement dans lequel je me suis trouvée de longs mois. Encore moins d'épiloguer sur la trahison. De ceci, je suis guérie. Reste les cicatrices et le souvenir de la douleur. Curieusement, la douleur elle-même a disparu mais je me souviens d'avoir eu mal. Les maux de l'âme sont des blessures de guerre. Dans celle-ci, j'ai acquis des galons dont pâlirait d'envie un général d'Armée mais à l'époque je n'étais qu'un soldat indiscipliné.


Il est possible qu'en lisant ces lignes, j'éveille en vous quelques souvenirs douloureux, car qui n'a jamais souffert d'une pareille infortune, au moins une fois dans sa vie ? Heureusement, on se remet de tout, même du pire.


Dans ce genre d'histoire, si tristement humaine, les dégâts pourraient être circonscrits aux peines du cœur mais rapidement, le beau mariage se révèle une prison pour chacun et les questions triviales se posent rapidement.

Anatomie d'une histoire ordinaire

J'ai pressentis que le vent soufflant des vastes plaines de Russie risquait fort d'emporter bien davantage que le mari. Le "package" n'était pas complet et la dame, comme on s'en doute, ne se contenterait certainement pas de l'homme. J'ai donc recouru aux conseils avisés d'une avocate. Une jolie femme, pragmatique comme il se doit, ce que je n'étais plus, qui a considéré mes larmes d'un œil compatissant mais l'autre œil m'a convaincue qu'il fallait agir.  Mes larmes sècheraient bien plus rapidement si je consentais à divorcer dans les meilleurs délais.


J'aurais du l'écouter. Je ne l'ai pas fait. J'ai laissé du temps au temps. J'ai pleuré. J'ai espéré et mon espoir n'a pas du tout été interprété comme je l'imaginais. J'ai réagi. Pauvre de moi. Je me souviens du regard désolé de mes amis et de mes enfants. "C'est tellement mieux pour toi, tu vas reprendre tes activités, tu vas revivre,". A l'époque, cela me semblait improbable. Mais c'était il y a longtemps.

Le temps est un ami qui nous veut du bien

J'ai perdu du temps. Dommage. Mais je n'étais pas prête. Mon cœur avait mis la raison à la porte et jeté la clé, mais rapidement les évènements ont rappelé à la rescousse ce qui me restait de raison.


J'apprécie cette avocate. Elle m'a soutenue et défendue contre des accusations si stupéfiantes que j'ai commencé à me demander si l'homme qui voulait ma peau, était bien celui que j'avais épousé. Les coups appellent les coups et même les avocats les plus pacifiques vous conseillent de prendre les armes pour vous défendre. "C'est lui ou vous, il se permettra tous les mauvais coups". Le ton était donné mais elle était loin du compte.


Et j'ai commencé à réagir. J'ai réagi à l'injustice, à la trahison, aux mensonges, aux affronts, aux e-mails, j'ai réagi à chaque provocation par une plus grande provocation encore. Cela a duré quelques temps.


En mai 2018, à ma grande stupéfaction, mon avocate m'adressait un rapport de détectives privés que mon époux avait engagés pour surveiller mes faits et gestes, (le comble du comble), accompagné d'allégations et d'accusations fort sympathiques. Je n'avais jamais soupçonnée être prise en filature. Ce fut le pire moment de ma vie.


J'ai réagi.


J'ai retourné les coups que j'avais pris. Une escalade de causes et d'effets. Je me demande si Harry S. Truman, alors président des États-Unis, a aimé actionner la bombe nucléaire qui allait détruire Hiroshima et Nagasaki. J'avais été mitraillée de toutes parts. J'avais une bombe et je l'ai utilisée. Je ne peux pas dire que je le regrette. Je regrette surtout d'avoir eu à le faire.


La procédure a suivi son long cours. J'étais présente aux audiences auxquelles Monsieur ne se rendait jamais, invoquant son éloignement ... Mon avocate m'avait prévenue "ne pleurez pas devant la cour" et "ne parlez que si la Juge vous interroge, ne réagissez pas même si vous entendez des mensonges et des horreurs, laissez-moi faire".


J'ai pensé que personne, même pas moi, savait à quel point, je suis forte.


J'étais devenue un bon petit soldat discipliné et obéissant sur le vaste champ de bataille du divorce, là où un Juge a sur vous un droit de vie ou de mort.


Lors des audiences, je n'ai pas réagi. J'ai tout encaissé, sans broncher. J'invoquais Dieu, les Anges, Bouddha, Kwan Yin, mon père, ma mère, ma chance, le Diable peut-être, je ne sais plus. Quand la Juge m'a interrogée, à trois reprises, j'ai pu m'exprimer calmement et donner ma vérité. J'ai énoncé les faits, tels que je les avais vécus. Rien de plus rien de moins, à la fureur de son avocate à lui, qui ne présentait pas la même version des faits. Cette petite femme m'avait bousculée sans ménagement en entrant dans la salle d'audience et a filé sans même saluer la Juge d'Instruction. L'élégance du hanneton ...


En sortant de l'audience, mon avocate m'a dit "Bravo, Madame X... vous vous êtes bien tenue. Je vous félicite, c'était violent". Ses paroles m'ont fait du bien. Mes talents de bon petit soldat étaient reconnus. Faible consolation.


Monsieur a été condamné le 9 Novembre 2018. Je n'ai pas réagi.  Pour moi, il y avait deux perdants dans une bataille que nous ne maîtrisions plus. J'étais si triste que nous en soyons arrivés là. Quel gâchis ! Pour la dernière fois, j'ai pleuré mon mariage perdu.

Comment tuer une femme

Au cours des mois qui ont suivi, Monsieur n'ayant guère apprécié sa condamnation et l'argent qu'il devait me verser, les services d'un cabinet britannique se sont avérés nécessaires à ma défense. Mon époux bénéficie de la double nationalité française et britannique. La dernière lui a bien servi pour se cacher et vivre paisiblement loin de la Justice française. Quant au bon petit soldat que j'étais devenue, il me fallait avancer sous les balles et les coups tordus.


Ma leçon bien apprise, j'ai continué à ne pas réagir. A répondre parfois, du mieux que je pouvais, aussi détachée que possible. J'ai souvent mangé ma langue. Mais j'ai survécu.


Le droit britannique est quelque peu différent du droit français. La mentalité également. Dès le premier entretien, mon nouvel avocat m'a dit "Katja, ne vous torturez pas, laissez faire et laissez dire, je serai votre bouclier. Ne réagissez pas". Depuis ce jour Maître AK a été mon gilet pare-balles. Les mêmes balles sont recyclées mais les tirs sont devenus moins fréquents.


Mes armes magiques à moi : ma force et la non-réaction.


J'ai appris à ne plus réagir. Ni aux provocations qui furent nombreuses ni au fait que mes amis et ma famille soient harcelés. Et j'en passe. De ce que je sais et de ce que j'ignore et que je veux continuer d'ignorer. Pour ma santé mentale. J'ai ravalé ma colère et mon indignation face aux mensonges éhontés. Je n'ai pas réagi.


Les accusations portées contre moi sont celles que beaucoup d'époux évoquent pour se débarrasser de leur femme. Quand on ne veut plus de son chien, on dit qu'il a la rage. Quand on ne veut plus de sa femme, on dit beaucoup de choses. Mon époux s'est surpassé.


A chaque nouvelle attaque, mon avocat me disait, "Katja, que cela ne vous atteigne pas, laissez couler" et de poursuivre "Katja, ne réagissez pas. Vous n'avez rien à prouver. Peu importe ce que votre mari fait ou peut faire. On s'en fiche. Laissez-le se vautrer dans la fange. C'est bien pour nous. Laissez-le faire tout et n'importe quoi. Laissez-le perdre son énergie. Vous avez le choix de ne pas réagir. Ne réagissez pas".


Je n'ai pas réagi. c'est devenue une seconde nature. C'est reposant et mon cœur va mieux.

La plus belle leçon qui m'a été donnée de recevoir...

... et qui m'a tenue éloignée des tourments de mon divorce, même dans les moments les plus difficiles.


"Monsieur" n'a toutefois pas osé m'accuser de meurtre, de viol ou d'inceste, "les 3 chefs d'accusation vraiment retenus par la Cour". Mon avocat a beaucoup d'humour.


Le temps a fait son œuvre et m'a libérée des chaines du mariage. Je suis reconnaissante de cette leçon de vie que je partage. Elle est valable pour tout le monde et en toutes occasions.


Quand on cesse de réagir à la provocation, aussi violente soit-elle, on garde son pouvoir, on garde son énergie.

Je savais pourtant depuis longtemps, bien avant cette histoire, que de ne pas réagir aux évènements difficiles est la façon qui vous draine le moins d'énergie. L'objectif est de savoir comment affronter les hauts et les bas de la vie. Cette expérience m'a appris à pratiquer la non-réaction même si je me trouve face à l'injustice, la bêtise ou la manipulation. Elle démontre à quel point cette leçon, m'a été salutaire.


J'ai appris également que mes premières réactions face à ce chaos étaient involontaires, dans le sens que mes réactions étaient automatiques et impulsives et je me retrouvais toujours devant mon impuissance à redresser la vérité.


Dans chaque circonstances de la vie, je m'efforce à présent de répondre, en prenant le temps de réfléchir, et non plus de réagir. La méditation de Pleine Conscience est un outil qui m'a aidée à y parvenir.


En mettant en application la non-réaction, je ne prends plus les choses "personnellement". Je prends du recul, je m'éloigne de la cause et j'en atténue les effets. J'applique la stratégie des alliés : je me concentre sur les amis et les aspects positifs de ma vie, qui sont nombreux, et non pas sur les antagonistes.


La Pleine Conscience et l'attention sont les clés du reconditionnement de nos cerveaux pour y placer la non-réaction et le pouvoir. Nous vivons dans une société où réaction et sur-réaction sont constantes et l'usage des réseaux sociaux rend la sur-réaction quasiment quotidienne.


Pratiquer l'art de la non-réaction nous aide à resserrer les liens avec nous-mêmes. Nous nous rappelons que ce que les autres pensent de nous n'a que peu ou pas d'intérêt, tout particulièrement ceux qui ont perdu toute valeur à nos yeux.


Par cette expérience, la vie m'a offert de réaliser que j'ai toujours le choix de lâcher-prise sur les réactions et de les remplacer par une pleine conscience qui m'accompagne dans mon quotidien.

 Aujourd'hui, je remercie mes avocats, mon ex-époux et moi-même de m'avoir donné cette si belle leçon de vie.


Katja Hanska

Droits réservés 2020



Katja Hanska est formatrice et thérapeute spécialisée dans l'Aide et l'Accompagnement par les Modèles Quantiques de Guérison, d’Éveil & de Développement Personnel

Contact :

Téléphone : 06 19 63 91 46

katja@keera-arkana.com - www.katjahanska.com



  • Facebook Social Icon
  • Vkontakte sociale Icône
  • Twitter Social Icon
  • Icône social Instagram

Katja's School est une marque de Katja Hanska - Keera Arkana

Réservation & paiement en ligne

Enseignements - Initiations - Stages - Conférences

Siret 417 536 158 00039 - TVA Intracom FR 53 417536158